Est-ce que tu t’es déjà dit qu’en étant trop gentille, tu pouvais freiner ta réussite ?
J’aimerais te parler franchement de certaines questions qui reviennent le plus dans mes DM. Beaucoup de femmes me demandent : « Je fais toujours preuve de gentillesse, pourquoi est-ce que je ne réussis pas ? » ou « J’ai l’impression d’être une bonne personne, pourquoi est-ce que je ne rencontre pas le succès que je mérite ? »
C’est une des croyances les plus ancrées en nous depuis l’enfance. Comme si être toujours gentille nous protégeait ou nous permettait d’obtenir ce qu’on pense mériter. Et sans s’en rendre compte, on propage ça chez nos enfants : « Si tu ranges bien ta chambre, tu auras ton dessert. »
Mais dans la vie d’adulte, c’est loin de fonctionner comme ça. Entre le boulot, les devoirs des enfants et les dîners en famille à organiser, tu essaies d’être cette personne qui gère tout bien, qui reste gentille, mais… où est le succès qui devrait logiquement suivre ?
Dans cet article, on va voir que le succès ne dépend pas seulement du fait d’être gentil et même qu’être trop gentille peut freiner ta réussite.
Sommaire :
- Être trop gentille, c’est quoi exactement ?
- Pourquoi être gentil n’est pas suffisant
- 5 étapes pour transformer ta gentillesse en réussite
- Gentille ET respectée : ton nouvel équilibre
- En résumé
- FAQ
Être trop gentille, c’est quoi exactement ?
La vraie gentillesse, c’est savoir être agréable avec tout le monde, sans arrière-pensées. Toutes les personnes qui sont trop gentilles, sont généralement de bonnes personnes. Mais elles y ajoutent une bonne dose de people pleasing qui les met en danger.
Le people pleasing, c’est faire passer les besoins des autres avant les tiens, systématiquement. Tu subis, par peur de décevoir ou d’être rejetée. Avoir envie de préparer un gâteau pour toute la famille, c’est gentil. Quel sera le résultat si tu y mets tous les ingrédients préférés de chacun, sans prendre le temps de penser s’ils vont bien ensemble ? Le résultat risque d’être difficile à avaler.

À long terme, être trop gentil n’est pas une qualité. Les personnes trop gentilles ont tendance à :
- être d’accord avec tout le monde ;
- accepter des choses qu’elles n’ont pas envie de faire ;
- ne jamais oser dire non ;
- s’excuser sans cesse ou se justifier lorsque ce n’est pas nécessaire ;
- avoir une faible estime de soi et manquer de confiance en soi ;
- laisser les autres décider à leur place ;
- s’oublier pour faire plaisir à tout le monde.
Si tu es trop gentille, tu finis épuisée, pas toujours respectée, et tu t’effaces au point qu’on oublie ce que tu vaux. Est-ce que tu commences à comprendre pourquoi est-ce que cette attitude peut freiner ton succès ?
Pourquoi être gentil n’est pas suffisant
Être une bonne personne est une excellente base morale. C’est indéniable. Mais la gentillesse n’est qu’un ingrédient dans la recette du succès.
Si tu as l’impression d’être trop gentille, c’est peut-être que tu n’es que gentille et que tu fais du people pleasing. Comme si tu ne mettais qu’un seul ingrédient dans ta recette de gâteau. Est-ce que tu crois que ça peut vraiment donner quelque chose qui a du goût ? Ta réussite dépend aussi d’autres ingrédients :
1. Le courage
La gentillesse peut parfois te pousser à éviter les conflits ou les situations risquées. En voulant faire plaisir à tout le monde, tu perds de vue l’essentiel :
Le succès demande souvent de prendre des risques et d’accepter l’idée que tout le monde ne sera pas satisfait par tes choix.
Ce que ça signifie
Tu connais Sheryl Sandberg, l’ancienne COO de Facebook ? Elle est souvent perçue comme une femme indépendante, mais empathique et bienveillante. Est-ce que tu crois qu’elle a gravi les échelons de la Silicon Valley en étant trop gentille ?
Non, ce qui l’a propulsée tout en haut, c’est son courage pour :
- prendre des décisions difficiles ;
- sortir de sa zone de confort ;
- challenger le statu quo en osant proposer ce que personne n’attendait ;
- ne pas avoir peur de déranger ou de déplaire à d’autres.
Ce dernier point, c’est le principal problème de la femme trop gentille : elle a peur de déplaire aux autres. Sheryl a su dépasser certaines limites qu’on lui imposait pour placer ses pions et maximiser ses chances. La gentillesse seule ne te propulsera pas vers le succès si tu n’es pas prête à prendre des risques.
Les neurosciences en action
Avoir du courage et ne pas être trop gentille ne signifie pas sauter dans le vide sans parachute et prendre des risques inconsidérés. Selon la façon dont tu l’utilises, ton cerveau peut être un piège ou t’aider à être plus courageuse.
Quand tu évites les risques, ton cerveau agit pour te protéger. L’amygdale, la partie du cerveau responsable de la peur, active ton instinct de fuite ou de combat chaque fois que tu fais face à une situation inconfortable. À force de repousser les défis ou les opportunités par peur de l’échec, tu renforces cette connexion de fuite dans ton cerveau.
Par contre, en prenant des risques calculés, tu commences à activer ton cortex préfrontal. C’est la partie qui est responsable de la prise de décision rationnelle. C’est ce qui te permet de prendre des décisions plus éclairées, même sous pression.

2. La visibilité
Être une bonne personne, c’est bien. Mais si tu restes dans l’ombre, qui saura que tu existes ? Qui saura que tu es une bonne personne ?
Ce que ça signifie
Le succès demande un bon mélange de gentillesse, d’audace et de visibilité. Il ne suffit pas d’être compétente, il faut que les autres te voient. Comment veux-tu qu’on pense à toi pour une promotion si personne ne te connaît ?
Ce n’est pas parce qu’on préfère les personnes qui se mettent en avant. C’est juste qu’on pense plus à elles car on les voit plus. Et les personnes qui sont trop gentilles ont tendance à s’effacer.
Oprah Winfrey est l’un des exemples les plus inspirants de cette vérité. Avant de devenir la reine des talk-shows, elle n’a pas hésité à exposer ses échecs, ses luttes personnelles et ses moments de doute au grand jour.
Sa vulnérabilité publique a renforcé sa puissance. Elle a osé être visible, même dans les moments difficiles.
Psychologie sociale en action
Lorsque tu deviens visible, tu affrontes les peurs du rejet et du jugement. Ces peurs sont tout à fait normales. Elles sont profondément ancrées dans la psyché humaine. Le psychologue Alfred Adler a longtemps étudié l’importance du sentiment d’appartenance et le pouvoir destructeur du rejet social. Il en a conclu que notre besoin d’appartenance est un moteur profond et que rester invisible nous coupe des opportunités.
Ce que tu dois comprendre c’est que chaque fois que tu te rends visible, tu crées un impact dans l’esprit des autres. Cet impact est encore plus fort si tu es quelqu’un de gentil. Les autres te perçoivent comme une personne bienveillante, mais aussi confiante et capable. Et c’est ça qui fait toute la différence. Ça change la perception que tu as de toi dans ton esprit et dans celui des autres.

3. Une stratégie bien pensée
Sans stratégie, ta gentillesse te pousse à rester au niveau inférieur. Pourtant, tu pourrais placer ton énergie dans un plan qui te propulse vers le succès, tout en restant une personne gentille.
Le cortex préfrontal, cette partie de ton cerveau qui est responsable de la planification et de la prise de décision, est essentiel pour développer des stratégies efficaces. Or, si tu es trop gentille, l’amygdale prend souvent le dessus sur cette partie de ton cerveau. Tu évites les conflits, mais tu n’arrives pas à planifier.
5 étapes pour transformer ta gentillesse en réussite
1re étape : Redéfinis ton rapport au risque
Tu ne peux pas réussir si tu ne prends pas de risque. Chaque fois que tu hésites à faire quelque chose parce que tu es trop gentille ou que tu as peur de prendre un risque, pose-toi la question :
Quel est le pire qui puisse arriver ?
Si tu visualises le pire des scénarios, tu réalises que souvent tout est moins catastrophique que tu ne l’imaginais.
Ta peur est normale. Tu dois juste entraîner ton cerveau à bien réagir face à la peur. À force de pratiquer l’audace, le courage et la confiance, tu verras les risques de façon plus objective. Tu prendras l’habitude de prendre des risques mesurés.

2e étape : Rends-toi visible
Cette semaine, engage-toi à te rendre plus visible. Sors de l’ombre. Fixe-toi l’objectif de prendre la parole :
- dans les réunions de travail ;
- sur les réseaux ;
- au sein de ta famille ;
- lors de la présentation d’un projet ;
- en partageant tes idées et tes réussites.
Ce n’est pas du narcissisme. C’est juste du bon sens. Plus tu deviens visible, plus tu deviens une autorité dans ton domaine. Ne crois pas qu’il n’y a pas de place pour toi.
3e étape : Apprends à dire non
Le problème si tu es trop gentille, c’est que tu as certainement tendance à tout faire, à tout accepter. Tu le fais souvent pour faire plaisir ou pour éviter de décevoir.
Savoir dire non est une force. Lorsque tu dis non aux choses qui te freinent ou qui ne servent pas tes objectifs, tu dis oui à tes ambitions.
Tu verras qu’au début tu seras mal à l’aise. Entraîne-toi sur de petites choses. Tu peux utiliser des phrases simples :
- Non, je ne suis pas disponible aujourd’hui ;
- Je n’ai pas envie de faire ça ;
- Je préfère me consacrer à autre chose ;
- J’ai besoin de faire autre chose à la place.
L’habitude fera le reste. Avec le temps, tu apprendras à dire non à tout ce qui ralentit ton succès. Chaque fois que tu dis non à une charge non prioritaire, tu allèges la charge mentale de ton cerveau.
4e étape : Crée un plan stratégique
Le succès ne vient pas seul. Il demande de mettre en place des objectifs mesurables. Pour les atteindre tu dois :
- créer une road map qui mène vers ces objectifs ;
- établir des priorités mesurables ;
- ancrer des habitudes dans ta vie quotidienne qui te guident vers la réussite ;
- ne pas être perfectionniste ;
- te concentrer sur l’essentiel.
L’excellence n’est pas un acte isolé, mais une habitude. Comme l’a dit Will Durant en résumant l’œuvre d’Aristote : « Nous sommes ce que nous faisons de manière répétée ».

5e étape : Entoure-toi de bonnes personnes
Ne pas être trop gentille, ne signifie pas devenir méchante. Tu ne dois pas passer de la gentille princesse naïve à la méchante reine du jour au lendemain. La bienveillance doit s’appliquer à toi-même en t’entourant de personnes qui te soutiennent et te challengent positivement.
Ce podcast et ce blog en sont la preuve. Mon entourage m’a challengé pour que je mette tout ça en place. Et le résultat a dépassé toutes mes espérances !
Tu n’es pas obligé de te fâcher avec les personnes qui ont une relation toxique avec toi. Tu peux simplement t’éloigner tranquillement des amitiés toxiques pour renforcer ton bien-être et ta productivité.
Gentille ET respectée : ton nouvel équilibre
Tu l’as compris au travers de cet article, tu dois tendre vers l’équilibre. Être trop gentille freine ton succès. La vraie gentillesse doit plutôt s’accompagner de force, de courage, de visibilité et d’une vraie stratégie pour que tu gagnes le respect de ceux qui t’entourent.
Nelson Mandela est l’exemple parfait de cet équilibre entre gentillesse et respect. Il a utilisé des stratégies de communication pendant des années. Même dans les conditions hostiles, il s’est fait connaître. Et ce n’est pas en étant trop gentil qu’il y est arrivé.
Il a utilisé les bons outils pour réussir. Ce n’est qu’avec sa force, son courage et sa stratégie, que sa bienveillance a pu devenir une force.
En résumé
Être une bonne personne, c’est important. Mais la gentillesse n’est qu’un ingrédient dans la recette du succès. Pour éviter d’être trop gentille, voici les 5 étapes à suivre :
- Redéfinis ton rapport au risque
- Rends-toi visible
- Apprends à dire non
- Crée un plan stratégique
- Entoure-toi de bonnes personnes
Avec ça, rien ne pourra t’arrêter. Maintenant, c’est à toi de jouer. Cette semaine, que vas-tu faire pour te rendre visible ? Que vas-tu oser ? Pour te faire accompagner dans ce progrès, découvre mon programme ananas impérial dans lequel j’aide les femmes à pulvériser leurs objectifs.
FAQ
Pourquoi être trop gentille est un défaut ?
Être gentille n’est pas un défaut en soi. C’est une belle qualité. Le problème apparaît quand cette gentillesse devient du people pleasing. Si tu dis oui à tout, tu t’effaces, tu évites les conflits par peur de déplaire et tu t’épuises. On ne te respecte pas toujours à ta juste valeur et tu passes à côté des opportunités.
Que cache une personne trop gentille ?
C’est souvent la peur d’être rejetée, de décevoir ou de ne pas être aimée. Derrière l’excès de gentillesse se cache fréquemment un besoin d’approbation et une estime de soi fragile. La personne cherche à se rendre indispensable ou irréprochable pour se sentir en sécurité dans le regard des autres. Mais ça ne mène jamais à la réussite.
Comment réagir face à une personne trop gentille ?
Ne profite pas de sa gentillesse. Encourage-la plutôt à exprimer ce qu’elle veut vraiment. Tu peux l’inviter à donner son avis, respecter ses refus quand elle ose en formuler et valoriser ses prises de position. En montrant à une personne trop gentille qu’elle est appréciée pour elle-même et pas seulement pour ce qu’elle rend, tu l’aides à s’affirmer.

